Long-métrage " Du bleu au-dessus des toits " : Un article enthousiaste

Une critique de cinéma très positive sur NARBONA PULCHERRIMA :

Le lien :

 http://pulcherrima.eklablog.com/un-bijou-une-etoile-que-dis-je-c-est-une-fulgurance-a114305624 

Je reproduis ici cet article :

 

 

Un bijou, une étoile ? Que dis je ? C'est une fulgurance !

Du bleu au-dessus des toits.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Du bleu au dessus des toits est le titre du film que j'ai été voir vendredi soir. Je m'attendais à un film statique, fait de longs silences, de plans fixes interminables tels que les affectionnent nos cinéastes français, généralement sous Lexomil, et voulant nous faire croire au chef d'œuvre. Eh bien non ! De ce film, drôle à mourir,  surgit la truculence de Woody Allen, mieux encore, celle de Pagnol, le  rythme d'Audiard, et cet humour inimitable, à la fois si sincère et naturel du Méridional. Une véritable surprise, car ce film est un chef d'œuvre qui vous réveille, littéralement ! On se sent subitement prêt à tout, avec une furieuse envie de s'emparer du territoire, de virer nos politiques nullards et de construire une vie nouvelle, fun, généreuse, et un peu folle !

 

3 hommes que le vide de leur vie et leurs angoisses existentielles font se rencontrer, décident de tenter une révolution pour changer les mentalités. Oui, mais comment ? Eternelle question. Ce projet va ranimer leur énergie défaillante ;  le dépressif se « surprend à  découvrir du goût à ses nouilles », le poète mal aimé (Michel Sidobre) se révèle être un joyeux benêt, et le dernier, fabricant de boissons corsées, se transforme en tête pensante, dirigeant les opérations à grands coups de phrases philosophiques.

Faire le buzz, méthode modernissime pour se faire, sinon entendre, en tout cas connaître, les entraînera ainsi dans des aventures toutes plus rocambolesques et hilarantes les unes que les autres : tentative de sabordage de l'économie mondiale, kidnapping à vélo, attaque de la préfecture, les opérations de commando de ces  drôles de lascar tournent bien souvent en eau de canal, pour notre plus grande joie !

Mais, bien que notre époque soit plus génératrice de carnages que de révolutions conscientes, que notre société ne produise que des pamphlétaires à la petite semaine plutôt que de véritables penseurs, ils réussiront à se faire entendre. Le buzz aura finalement lieu, de la façon la plus inattendue qui soit, possible, inattendu accepté bien sûr,(c'est un film) mais plausible grâce à l'intervention de Kiko, vedette Audoise. Mais leur mérite fut d'essayer. Il vaut toujours mieux faire les choses.

Un des acteurs (Patrick Milani, qui a écrit le scénario) nous explique que leur crainte était que ce film lasse les gens, car il y a beaucoup de dialogues. Pourtant, citer Nietzche n'a jamais été soporifique. Et il y a encore beaucoup de gens qui apprécient davantage les dialogues que les silences, surtout au cinéma...

Et si ce film ne fait pas le buzz localement, c'est que les gens auront choisi de se terrer chez eux en compagnie de la peur. Mais vous en entendrez parler. On parie ? 1h50 de rire, avec le plaisir de redécouvrir dans une histoire, les lieux d'ici, le petit journaliste aux cheveux bouclés de l'indépendant, le formidable Jean Paul Joguin, bref des voisins tant humains que paysagers. Et ça c'est un vrai bonheur.

  

C'est un bon film. Un très bon film, un film intelligent qui évoque avec saveur et gourmandise l'ineptie de notre modernité et de sa technologie, la bêtise de nos politiques et l'indifférence du bon peuple. 4ème œuvre cousue main de Stéphane Kowalczyk, tourné avec moins de 7000 euros sur une vingtaine de jours, il est non seulement un hommage au savoir faire et au grand talent de tous les participants, mais aussi un signe que notre vie pourrait être tellement plus fun, plus vivante si nous voulions nous allier les uns les autres. Vous trouvez que j'en fais trop ? Voilà, rien que pour vous,  un petit extrait mis en ligne par  l'écran local , (la télé internet d'ici)

 

 

 Seul petit bémol (bon, vous savez bien que dès qu'une chose existe, la critique se pointe, et j'aime bien grincher) : il n'y a pratiquement pas de femmes dans ce film ; ça fait un peu bizarre. Mais, mais, mais soyons juste, celui qui tient la caméra montre ce qu'il veut montrer.

C'était vendredi soir, au café de la Poste, qui est un café théâtre où ma foi, il se passe des choses très sympas. Je mets un petit lien pour ceux qui veulent sortir en toute gaieté : Au café

Un bijou, une étoile ? Que dis je ? C'est une fulgurance !

  Une soixantaine de spectateurs qui ont partagé un grand moment de gaité et de philo et sont repartis enchantés !

  

Les dates des prochaines projections, (le 6/02 au cinéma de Lézignan, le 13/02 au cinéma de  Gruissan pour les plus proches) à ne rater sous aucun prétexte sur le site du film :

 du bleu au dessus des toits

A voir de toute urgence : le blog et le parcours de Stéphane Kowalczyk

Et si vous voulez réaliser un film ou un doc audiovisuel, sérieux ou hilarant,  c'est chez MSK

Source photo affiche : (utilisée sans autorisation je crois, retirable s'il le faut) : le blog du film cité plus haut.

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